« De l’être à l’un » article de Singevin : l’horizon de l’être, sur lequel se détachent les étants, c’est le néant (Heidegger)

https://espacehott.wordpress.com/2022/07/15/charles-singevin-de-letre-a-lun-2/

C’est ce qui sous- tend l’esprit célèbres analyses de Heidegger sur l’angoisse : il y a une présence du Néant à l’horizon de l’être. L’angoisse n’est pas la peur, qui a toujours un objet.

Mais ce qu’il en est de l’être, ce n’est pas une chose, ce n’est pas un étant : c’est le rien « mit des Sein ist es nichts «

Et Heidegger poursuit en affirmant que le rien n’est pas rien « Das Nichts ist niemal nichts « , puisqu’il est l’horizon sur lequel se profilent, se détachent les étants, tout ce qui est ou apparaît.

Il y a donc une présence du néant au fondement de toute manifestation, présence donnée dans la tonalité affective de l’angoisse.

Et c’est avec la dégradation de cette expérience dans le « on » et le bavardage du quotidien que l’angoisse se transforme en peur.

« L’angoisse dirime l’étant, son objet est indétermination absolue »

Ce qu’elle révèle, c’est l’insignifiance de tout ce qui est intramondain. Rien, aucune chose dans le monde, ne vaut plus que le Rien, qui n’est pas rien, mais l’horizon sur lequel se détachent les choses.

Et de fait que disons nous quand l’angoisse a cédé ? « Ce n’était rien, il n’y avait rien ». Ainsi l’adulte rassure l’enfant qui fait des cauchemars en allumant la lampe et en lui montrant que ce qu’il prenait pour un monstre n’était qu’un tas de vêtements éparpillé sur une chaise. « ce n’était rien, juste une illusion »

Heidegger s’exprime ainsi : le Rien est « ce qui met l’étant en puissance de Néant »

« Le néant est la vérité de l’être « vérité expérimentée par la pensée lorsqu’elle cesse de se représenter l’étant comme un objet, c’est à dire lorsqu’elle cesse de faire être l’étant par rapport à nous et à notre utilité et le laisse être dans son être.

L’article de Singevin:

https://espacehott.wordpress.com/2022/03/02/singevin-de-letre-a-lun/

Commence donc par l’ontologie, théorie de l’être (en prenant l’exemple de Heidegger) en montrant que son objet , qui est aussi celui de la phénoménologie ( c’est la raison pour laquelle Sartre, qui s’était spécialisé sur Husserl lors de son séjour en Allemagne avant guerre, se rabat sur Heidegger dans « L’être et le néant « ), peut être identifié au néant.

Il terminera par l’un, l’autre radical de l’être, après un détour par Michel Henry et « L’essence de la manifestation « en étudiant le « Parménide « de Platon et ses hypothèses que Badiou nomme « tourniquets qui nous exposent à la volupté de ne jamais finir » Charmante façon de traiter ceux qui veulent en finir avec (la participation à) l’être et passer à la participation à l’un, de « masochistes »

Je suivrai cependant Badiou lorsqu’il identifie (dans « L’être et l’événement 1 ») l’ontologie à la théorie axiomatique ZF des ensembles

https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_des_ensembles_de_Zermelo-Fraenkel

https://rumeurdespace.com/2018/12/18/badiou-1-letre-et-levenement-que-le-vide-est-le-nom-propre-de-letre/

https://philosciences.com/philosophie-et-science/logique-calcul-formalisme/513-theorie-ensembles-ontologie

A noter que Singevin aborde la théorie des ensembles au milieu de son article :

https://espacehott.wordpress.com/2022/03/02/singevin-de-letre-a-lun/

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